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Milt Windler, l’un des directeurs de vol qui ont ramené Apollo 13, s’est éteint

Milt Windler, l’un des directeurs de vol qui ont ramené Apollo 13, s’est éteint

Il faisait partie du petit cercle d’hommes qui, en avril 1970, ont transformé une mission lunaire ratée en sauvetage réussi. Milt Windler, directeur de vol de la NASA pendant toute l’ère Apollo, est mort jeudi à 94 ans, entouré des siens, d’après un avis de décès publié en ligne.

Le chef d’équipe d’une mission qui a basculé

Pour Apollo 13, Windler occupait le poste de directeur de vol principal. Son rôle prévu : superviser le lancement puis les sorties sur la surface lunaire. Le programme a volé en éclats lorsqu’une explosion a endommagé le module de service, privant l’équipage d’une grande partie de son oxygène. Avec son collègue Gerry Griffin, Windler a alors consulté les contrôleurs présents dans la salle pour bâtir trois scénarios d’allumage du moteur du module lunaire, afin de remettre le vaisseau sur une trajectoire de retour vers la Terre. Les quatre directeurs de vol de la mission et leurs équipes ont ensuite reçu la médaille présidentielle de la Liberté des mains de Richard Nixon, en 1970.

Chaque directeur de vol se choisissait un nom d’équipe, d’abord une couleur. Septième à occuper la fonction, et l’un des deux premiers recrutés hors de l’équipe des opérations de vol, Windler était devenu « Maroon Flight ». Avant Apollo 13, il avait dirigé une équipe de contrôleurs pour Apollo 8, premier vol habité autour de la Lune, pour Apollo 10, répétition générale de l’alunissage, puis pour Apollo 12. Il a ensuite repris ce rôle sur Apollo 14 et Apollo 15.

De Skylab au bras canadien

Sur les trois missions habitées de Skylab, première station spatiale américaine, il a contribué à inventer une planification « en temps réel » : chaque jour, les scientifiques exposaient leurs souhaits, notamment pour observer les éruptions solaires, et le programme du lendemain était ajusté en conséquence. Il a ensuite travaillé sur la navette spatiale et sur le développement de son bras robotique, le Canadarm fourni par le Canada, avant de quitter la NASA pour le secteur privé, où il a participé aux opérations et aux procédures de vérification de ce qui deviendrait la Station spatiale internationale.

Né le 10 janvier 1932 à Hampton, en Virginie, ingénieur en aéronautique diplômé de Virginia Tech en 1954, il avait débuté au NACA, l’ancêtre de la NASA, puis servi quatre ans dans l’US Air Force avant de rejoindre Houston au moment de la création du centre spatial habité. Avec le recul, il confiait regretter le rythme effréné de l’époque, qui ne laissait guère le temps de savourer : « Ce n’était pas un moment pour la réflexion », disait-il en 2006. Il laisse trois enfants et huit petits-enfants.

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Image : NASA, Public domain, via Wikimedia Commons

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