L’Agence spatiale britannique cherche un nom pour sa future mission de nettoyage de l’orbite, et elle compte sur le public pour le trouver. Le projet, confirmé cette semaine, est confié à l’entreprise ClearSpace UK. Son objectif : retirer deux satellites immatriculés au Royaume-Uni de l’orbite basse terrestre.
Un nettoyage prévu entre 2029 et 2032
Les opérations doivent débuter en 2029 et s’achever d’ici 2032. Le gouvernement britannique soutient l’initiative à hauteur de plus de 60 millions de livres sterling. Le principe est simple sur le papier : le vaisseau saisit un satellite, l’emmène sur une orbite plus basse où il se consumera en rentrant dans l’atmosphère, puis remonte pour s’attaquer au suivant. Comme il peut être ravitaillé, l’engin est conçu pour servir pendant de nombreuses années.
Rob Atchison, directeur général de ClearSpace UK, résume le défi : il s’agit de concevoir, construire et tester un engin capable de s’approcher en toute sécurité d’un objet qui n’a jamais été prévu pour être attrapé.
Le public invité à baptiser la mission
Le nom retenu devra comporter deux mots, être accompagné d’une explication de 150 mots maximum, et sera inscrit sur le flanc du vaisseau. Les propositions grossières, potentiellement choquantes, politiques ou susceptibles de poser des problèmes de droits d’auteur seront écartées. Les Britanniques se souviennent sans doute du vote public qui avait placé « Boaty McBoatface » en tête pour un navire polaire, finalement baptisé Sir David Attenborough : l’agence prend un risque de communication, mais gagne en visibilité.
Une idée déjà entendue
Le projet rappelle ClearSpace-1, annoncé en 2019 par l’Agence spatiale européenne comme la première mission de retrait d’un débris en orbite, avec un lancement alors envisagé pour 2025. Le cofondateur de ClearSpace, Luc Piguet, voit dans cette sélection britannique une étape importante. La capture d’objets en orbite reste difficile : la mission LINK de Katalyst Space, censée relever l’orbite de l’observatoire Swift de la NASA, a récemment échoué à cause de défaillances techniques.
Avec de nombreux satellites inactifs qui encombrent l’orbite basse, la capacité à les retirer devient un enjeu croissant pour la sécurité des satellites en service.






