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Cyberattaques : les collèges et lycées anglais se relèvent plus vite

Cyberattaques : les collèges et lycées anglais se relèvent plus vite

Les établissements secondaires d’Angleterre semblent mieux armés face aux incidents informatiques. C’est ce qui ressort d’une enquête menée en juillet par l’Ofqual, le régulateur des examens, auprès de 3 775 enseignants. Pour les questions portant sur l’établissement dans son ensemble, une seule réponse par école a été retenue, celle de l’enseignant le plus gradé, soit un échantillon pouvant aller jusqu’à 2 162 établissements.

Sur l’année scolaire 2025-2026, 27 % des écoles déclarent avoir subi un incident de cybersécurité. La tendance est à la baisse : elles étaient 29 % l’année précédente et 34 % en 2023-2024. L’hameçonnage arrive en tête des incidents signalés, devant les violations de données personnelles, le piratage et les rançongiciels, ces derniers touchant 2 % des répondants. Les données du personnel sont les plus souvent compromises ; celles des élèves sont concernées dans 13 % des cas.

Un retour à la normale bien plus rapide

Le progrès le plus net concerne la reprise d’activité. Parmi les écoles touchées, 66 % disent s’être rétablies « immédiatement », contre 55 % un an plus tôt. Douze pour cent ont eu besoin de quelques semaines, jusqu’à un demi-trimestre, et une petite minorité a mis un trimestre entier ou davantage. La part des incidents jugés à l’origine de « dégâts critiques » recule aussi, de 10 % à 7 %, même si le régulateur a laissé chaque répondant libre d’interpréter cette notion et ne sait pas expliquer l’amélioration.

Autre limite : ces chiffres sont bien plus favorables que ceux de l’enquête gouvernementale publiée en avril, selon laquelle 73 % des établissements secondaires du Royaume-Uni avaient détecté une tentative d’attaque ou une intrusion en un an. Les deux études ne mesurent toutefois pas la même chose : l’une compte les incidents ressentis par les enseignants, l’autre toutes les attaques repérées, réussies ou non.

La sécurité, l’affaire de qui ?

L’enquête révèle surtout un flou sur les responsabilités. Plus de la moitié des enseignants (54 %) ignorent quelles mesures leur établissement a prises dans l’année. Pour 46 % d’entre eux, la sécurité relève du service informatique, 40 % la voient comme l’affaire de tous, et seuls 9 % citent la direction, alors que l’Ofqual estime précisément qu’il s’agit d’une responsabilité de la hiérarchie.

La formation reste un point faible : environ un tiers des enseignants n’en ont reçu aucune, ou ne savent pas s’ils en ont suivi une, et 65 % de ceux qui ont été formés n’ont rien changé à leurs pratiques. Un enjeu concret, car une attaque réussie peut contraindre une école à fermer le temps de restaurer ses systèmes, comme l’ont vécu plusieurs établissements anglais et gallois en juin lors d’une alerte aux logiciels malveillants.

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Image : UndueMarmot, CC0, via Wikimedia Commons

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