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Microsoft affirme que son IA diagnostique mieux que les médecins généralistes

Microsoft affirme que son IA diagnostique mieux que les médecins généralistes

Microsoft vient de publier dans la revue Science les résultats de MAI-DxO, un système d’IA qui orchestre plusieurs agents virtuels jouant le rôle d’un comité de médecins : ils interrogent un patient simulé, prescrivent des examens et débattent d’un diagnostic. Sur des cas complexes issus du New England Journal of Medicine, il a trouvé la bonne réponse dans 83 % des cas, contre 36 % pour des généralistes et des internistes travaillant seuls avec leurs documents de référence.

Une comparaison à nuancer

Ces cas sont habituellement confiés à des spécialistes ou à des équipes de médecins, qui ne faisaient pas partie du groupe comparé. Par ailleurs, les données de l’étude montrent qu’une grande partie des progrès vient de la puissance des modèles d’IA sous-jacents. Le système de Microsoft apporte un gain supplémentaire, surtout sur les cas complexes et avec des modèles moins performants : Gemini 2.5 Flash passe ainsi d’environ 46 % à près de 69 %. En revanche, aux urgences, l’amélioration est quasi nulle, y compris avec GPT-5.5, qui plafonne autour de 85 % avec ou sans l’orchestrateur.

Le coût est aussi mesuré : avec GPT-5, l’outil réduit la facture d’environ 3 000 dollars par cas, sur une base de 8 400 dollars, pour un gain de précision d’environ quatre points.

Des essais en conditions réelles

Mustafa Suleyman, patron de Microsoft AI, y voit un pas vers une « superintelligence médicale ». Son entreprise prépare avec la Mayo Clinic un modèle de fondation pour la santé, attendu l’an prochain. Elle lance aussi un partenariat avec le Beth Israel Deaconess Medical Center de Boston : des patients volontaires pourront dialoguer avec l’outil en parallèle de leur prise en charge habituelle, et ses recommandations seront comparées à celles des médecins. Google mène de son côté une étude du même type avec son système AMIE, publiée ce mois-ci dans The Lancet.

Pour les lecteurs européens, ces résultats restent à prendre avec prudence : il s’agit de simulations menées par l’entreprise elle-même. Les essais hospitaliers à venir diront si ces performances se confirment face à de vrais patients.

Image : Unknown photographer, Public domain, via Wikimedia Commons

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