Attaque Mythos sur un candidat d’algorithme PQC de 3e tour le met hors service
Une équipe de chercheurs a réussi à casser l’un des candidats finalistes pour les normes de cryptographie post-quantique du NIST, démontrant que même les algorithmes qui survivent à plusieurs tours d’examen peuvent encore abriter des vulnérabilités fatales.
L’algorithme UOV, qui signifie Unbalanced Oil and Vinegar, était l’un des 40 candidats initiaux soumis au processus de normalisation de cryptographie post-quantique du NIST. Il a progressé jusqu’au troisième tour avant que les chercheurs ne développent une attaque appelée Mythos capable de récupérer les clés privées en quelques minutes sur du matériel standard.
L’attaque exploite les propriétés mathématiques du système à variables huile et vinaigre, en particulier la façon dont il sépare les variables en deux ensembles distincts. En analysant soigneusement les schémas dans les clés publiques, les chercheurs ont trouvé un moyen de reconstruire les informations de clé privée qui sont censées rester cachées.
UOV était un candidat pour les signatures numériques basées sur des équations polynomiales multivariées quadratiques. Contrairement aux systèmes cryptographiques traditionnels qui reposent sur la difficulté de factoriser de grands nombres ou de résoudre des logarithmes discrets, UOV base sa sécurité sur la difficulté de résoudre des systèmes d’équations polynomiales.
Le développement réussi de l’attaque Mythos souligne pourquoi le NIST effectue des examens si approfondis avant de finaliser les normes cryptographiques. Le processus de normalisation de cryptographie post-quantique a commencé en 2016 et continue d’évaluer les algorithmes selon de multiples critères de sécurité.
Bien qu’UOV ne fasse plus partie du processus de normalisation, d’autres candidats basés sur différents principes mathématiques continuent d’être évalués. Le NIST a déjà annoncé plusieurs algorithmes sélectionnés pour la normalisation, notamment CRYSTALS-Kyber pour le chiffrement et CRYSTALS-Dilithium pour les signatures numériques.
La découverte rappelle que les algorithmes cryptographiques doivent résister non seulement aux attaques connues, mais aussi aux techniques futures qui pourraient être développées à mesure que les chercheurs acquièrent une compréhension plus approfondie des structures mathématiques sous-jacentes.






