Le premier lancement d’une fusée privée indienne atteint l’orbite lors d’un vol inaugural spectaculaire
L’Inde a franchi une étape majeure dans son secteur spatial privé en pleine expansion lorsque la première fusée développée de manière privée du pays a atteint l’orbite lors d’un vol inaugural spectaculaire vendredi.
La fusée Agnikul Agnibaan a décollé du Centre spatial Satish Dhawan dans l’État d’Andhra Pradesh dans le sud de l’Inde à 7h15 heure locale (1h45 GMT), transportant une charge utile de démonstration lors d’un vol suborbital d’environ sept minutes.
La fusée à deux étages, propulsée par un moteur semi-cryogénique unique imprimé en 3D, a réussi à atteindre une altitude de plus de 100 kilomètres, la frontière généralement reconnue de l’espace, avant de retomber sur Terre.
Le lancement marque un moment décisif pour l’industrie spatiale commerciale indienne, qui a connu une croissance rapide depuis que le gouvernement a ouvert le secteur aux entreprises privées en 2020.
Agnikul Cosmos, la start-up basée à Chennai derrière la fusée, a été fondée en 2017 et a développé l’Agnibaan comme un lanceur personnalisable et peu coûteux pour des satellites de petite taille.
La société prévoit d’utiliser la fusée pour lancer des satellites pesant jusqu’à 300 kilogrammes en orbite terrestre basse, ciblant le marché en croissance rapide des petits satellites commerciaux.
Le lancement inaugural a été reporté plusieurs fois en raison de problèmes techniques et de conditions météorologiques défavorables, mais l’équipe d’Agnikul a finalement réussi à envoyer sa fusée dans l’espace.
Le moteur de la fusée, fabriqué en une seule pièce grâce à l’impression 3D, représente une avancée technologique significative et pourrait réduire considérablement les coûts de production et le temps de fabrication.
L’Inde rejoint ainsi un nombre croissant de pays développant des capacités de lancement spatial privé, aux côtés des États-Unis, de la Chine et de la Nouvelle-Zélande.
Le secteur spatial indien devrait atteindre 13 milliards de dollars d’ici 2025, selon les estimations du gouvernement, alors que le pays cherche à capturer une plus grande part du marché spatial commercial mondial.






