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Les satellites de navigation en orbite basse font leur retour face au GPS

Poussez-vous, GPS : les satellites de navigation en orbite terrestre basse font leur retour

Les satellites de navigation en orbite terrestre basse pourraient bientôt compléter ou même remplacer les systèmes de positionnement global traditionnels, offrant une précision améliorée et une meilleure résistance aux interférences.

Pendant des décennies, le système de positionnement global américain et ses homologues internationaux ont fourni des services de navigation depuis des orbites situées à environ 20 000 kilomètres au-dessus de la Terre. Mais maintenant, une nouvelle génération de satellites de navigation en orbite terrestre basse promet d’offrir une précision bien meilleure et une résistance accrue aux brouillages et aux usurpations d’identité.

Ces nouveaux systèmes fonctionnent à des altitudes comprises entre 500 et 2 000 kilomètres, ce qui signifie que leurs signaux arrivent sur Terre beaucoup plus puissants que ceux des satellites GPS traditionnels. Cette puissance supplémentaire rend les signaux plus difficiles à bloquer ou à falsifier, et permet également des calculs de position plus précis.

Plusieurs entreprises développent actuellement des constellations de satellites de navigation en orbite basse. Xona Space Systems, basée en Californie, prévoit de lancer sa constellation Pulsar de plus de 300 satellites à partir de 2024. L’entreprise affirme que son système fournira une précision de positionnement inférieure au mètre, contre environ 5 mètres pour le GPS standard.

Une autre entreprise, Satelles, exploite déjà un service de navigation utilisant les satellites Iridium existants en orbite basse. Le système, appelé Satellite Time and Location, fournit un service de chronométrage de secours pour les infrastructures critiques qui dépendent des signaux GPS.

L’intérêt croissant pour la navigation par satellite en orbite basse est motivé en partie par les préoccupations concernant la vulnérabilité des systèmes GPS traditionnels. Les signaux GPS sont relativement faibles lorsqu’ils atteignent la Terre, ce qui les rend faciles à brouiller avec des équipements bon marché et facilement disponibles. Les adversaires militaires et les criminels ont tous deux démontré leur capacité à perturber les signaux GPS.

Les signaux plus puissants des satellites en orbite basse sont beaucoup plus difficiles à interférer. Ils offrent également de meilleures performances dans des environnements difficiles comme les canyons urbains, où les grands bâtiments peuvent bloquer les signaux des satellites GPS traditionnels.

Cependant, les systèmes en orbite basse présentent leurs propres défis. Parce que les satellites sont beaucoup plus proches de la Terre, ils se déplacent plus rapidement dans le ciel et nécessitent des constellations beaucoup plus grandes pour assurer une couverture continue. Cela augmente à la fois le coût et la complexité du système.

Malgré ces défis, les partisans affirment que les avantages de la navigation par satellite en orbite basse en font un complément ou un successeur naturel au GPS. À mesure que de plus en plus d’industries dépendent d’informations de localisation précises, de la conduite autonome à la livraison par drone, la demande de systèmes de navigation plus précis et plus résilients ne fera que croître.

La transition vers la navigation en orbite basse représente un retour aux origines de la navigation par satellite. Les tout premiers satellites de navigation, lancés par l’Union soviétique et les États-Unis dans les années 1960, fonctionnaient en orbite terrestre basse. Mais ils ont ensuite été remplacés par des systèmes en orbite plus élevée comme le GPS, qui nécessitaient moins de satellites pour une couverture mondiale.

Maintenant, grâce aux progrès de la technologie satellitaire et à la baisse des coûts de lancement, l’orbite terrestre basse fait son retour comme plateforme de navigation viable. La prochaine génération de services de localisation pourrait bien venir d’en haut, mais pas de si haut que ça.

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