Le groupe Volkswagen présente à son conseil d’administration son plan de redressement, les syndicats en désaccord
Le groupe Volkswagen a présenté mercredi à son conseil de surveillance un plan visant à résoudre ses difficultés financières en réduisant les coûts, notamment en fermant des usines en Allemagne et en supprimant des emplois. Les syndicats ont vivement contesté cette approche.
La direction de Volkswagen a déclaré qu’elle devait améliorer sa compétitivité face à la concurrence croissante et à l’évolution du marché automobile. Le constructeur automobile est confronté à une demande en baisse en Europe et à une concurrence féroce de la part des fabricants chinois de véhicules électriques.
Volkswagen souhaite fermer au moins trois usines en Allemagne et réduire les effectifs dans d’autres sites. L’entreprise cherche également à réduire les salaires de dix pour cent et à geler les augmentations salariales pendant les deux prochaines années.
Le conseil d’entreprise et le puissant syndicat IG Metall ont rejeté ces propositions. Ils ont déclaré que les fermetures d’usines et les suppressions d’emplois massives étaient inacceptables. Les représentants des travailleurs détiennent près de la moitié des sièges au conseil de surveillance de Volkswagen, ce qui leur confère une influence considérable sur les décisions de l’entreprise.
Les négociations entre la direction et les syndicats se poursuivent. Une grève importante pourrait avoir lieu si aucun accord n’est trouvé. Les syndicats ont averti qu’ils étaient prêts à mener des actions de protestation pour défendre les emplois et les conditions de travail.
La situation chez Volkswagen reflète les défis auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles européens traditionnels. Ils doivent investir massivement dans les véhicules électriques tout en gérant la baisse de la demande et une concurrence internationale accrue.






