La Maison Blanche réduit drastiquement le délai pour abandonner la cryptographie vulnérable au quantique
La Maison Blanche a considérablement raccourci le délai accordé aux agences fédérales pour abandonner la cryptographie qui pourrait être déchiffrée par les futurs ordinateurs quantiques, selon un nouveau mémo publié lundi.
Le National Security Memorandum ordonne aux agences de commencer à migrer leurs systèmes informatiques les plus sensibles vers des algorithmes résistants au quantique d’ici 2025, soit six ans plus tôt que le délai de 2031 précédemment fixé.
Le mémo exige également que les agences établissent des inventaires de tous les systèmes utilisant une cryptographie vulnérable au quantique d’ici septembre 2025 et créent des plans de migration d’ici décembre 2025.
Les ordinateurs quantiques, qui exploitent les propriétés de la mécanique quantique, devraient un jour être capables de briser de nombreuses formes de cryptographie actuellement utilisées pour protéger les informations sensibles. Bien que les ordinateurs quantiques à grande échelle n’existent pas encore, les experts en sécurité s’inquiètent du fait que des adversaires pourraient collecter des données cryptées aujourd’hui et les déchiffrer une fois que des ordinateurs quantiques suffisamment puissants seront disponibles.
Cette menace, connue sous le nom de « récolter maintenant, déchiffrer plus tard », est particulièrement préoccupante pour les informations qui doivent rester secrètes pendant des décennies, comme les communications de renseignement ou les données médicales.
Le National Institute of Standards and Technology a finalisé ses premiers standards de cryptographie post-quantique en 2024, fournissant aux agences des algorithmes approuvés vers lesquels migrer.
Le nouveau mémo reflète une préoccupation croissante concernant le calendrier du développement de l’informatique quantique et la vulnérabilité des systèmes gouvernementaux actuels. En accélérant le délai de migration, l’administration Biden vise à garantir que les informations sensibles restent protégées contre les futures capacités quantiques.
Les agences devront prioriser la migration des systèmes traitant des informations de sécurité nationale et d’autres données sensibles, selon le mémo.






