La Russie cache son calendrier de lancement après que le cosmodrome soit entré dans le viseur de l’Ukraine
La Russie a cessé d’annoncer publiquement son calendrier de lancements spatiaux à partir du cosmodrome de Plessetsk, dans le nord du pays, après que plusieurs attaques de drones ukrainiens aient ciblé l’installation ces derniers mois.
Le cosmodrome de Plessetsk, situé à environ 800 kilomètres au nord de Moscou, est l’un des trois principaux sites de lancement spatial de la Russie. Les deux autres sont Baïkonour au Kazakhstan et Vostotchny dans l’Extrême-Orient russe.
Depuis le début de l’année, l’Ukraine a lancé plusieurs attaques de drones contre Plessetsk, selon des sources ouvertes et des médias ukrainiens. Ces frappes visaient apparemment à perturber les opérations de lancement de missiles et de satellites russes depuis l’installation.
En réponse, Roscosmos, l’agence spatiale russe, a arrêté de publier son calendrier de lancement pour Plessetsk sur son site web officiel. Auparavant, l’agence publiait régulièrement des informations détaillées sur les lancements à venir, y compris les dates, les heures et les types de fusées.
Le dernier calendrier de lancement publié pour Plessetsk sur le site de Roscosmos date de décembre 2024. Depuis janvier 2025, aucune nouvelle information n’a été mise à disposition du public concernant les futurs lancements depuis cette base.
Ce changement de politique intervient alors que l’Ukraine a intensifié ses frappes de drones à longue portée contre des cibles militaires et d’infrastructure en profondeur sur le territoire russe. Plessetsk est particulièrement stratégique car il sert principalement aux lancements militaires, notamment pour le déploiement de satellites de reconnaissance et de communication pour les forces armées russes.
Les experts en sécurité affirment que la décision de la Russie de garder secret son calendrier de lancement reflète les vulnérabilités croissantes de ses infrastructures stratégiques face aux capacités de frappe à longue distance de l’Ukraine.
Le silence de Roscosmos sur les futurs lancements depuis Plessetsk complique également le travail des observateurs et des analystes qui surveillent les activités spatiales russes pour des raisons de sécurité et de renseignement.






