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La Cour suprême confirme que les amendes de la FCC ne sont pas contraignantes

Les arguments de la Cour suprême montrent clairement que les amendes de la FCC sont non contraignantes

Une audience à la Cour suprême mercredi a mis en évidence à quel point les amendes imposées par la Commission fédérale des communications sont difficiles à faire respecter, les juges ayant décrit les sanctions de l’agence comme essentiellement non contraignantes sans ordonnance d’un tribunal.

L’affaire concerne une amende de 10 000 dollars imposée à un radiodiffuseur de Floride pour avoir violé la règle de la FCC interdisant les appels automatisés politiques. La station de radio a refusé de payer, ce qui a conduit la FCC à poursuivre l’affaire devant un tribunal fédéral afin d’obtenir une ordonnance de paiement.

Mais l’entreprise de radiodiffusion a fait valoir que le délai de prescription pour de telles actions en justice est de cinq ans, et que la FCC avait dépassé ce délai. La FCC soutient qu’elle n’était pas soumise à un délai de prescription pour demander l’exécution judiciaire de son amende.

Au cours des arguments, plusieurs juges ont semblé surpris d’apprendre à quel point le pouvoir de la FCC d’imposer des amendes est limité sans intervention judiciaire. Le juge en chef John Roberts a noté que les amendes de la FCC sont fondamentalement non contraignantes jusqu’à ce qu’un tribunal intervienne.

Cela ressemble simplement à une lettre de menace, a déclaré le juge Neil Gorsuch. Vous pouvez l’ignorer si vous le souhaitez.

Le juge Brett Kavanaugh a demandé si l’amende de la FCC était quelque chose de plus qu’une simple demande de paiement volontaire. L’avocat représentant la FCC a reconnu que les ordonnances de confiscation de l’agence sont en effet non contraignantes sans action en justice.

Cette admission a semblé surprendre certains juges et pourrait avoir des implications pour la façon dont la cour statue sur la question du délai de prescription. Si les amendes de la FCC ne sont que des demandes de paiement volontaire, alors on pourrait soutenir que le véritable pouvoir de l’agence ne s’exerce que lorsqu’elle dépose une action en justice, ce qui déclencherait le délai de prescription de cinq ans.

L’affaire souligne les limites des agences fédérales pour faire respecter leurs règlements sans le soutien des tribunaux. Bien que la FCC puisse imposer des amendes, elle ne peut pas les percevoir de force sans ordonnance d’un tribunal, ce qui fait des sanctions de l’agence quelque chose de moins qu’une véritable sanction exécutoire.

Une décision dans cette affaire est attendue d’ici la fin du mandat de la Cour en juin. Le résultat pourrait affecter non seulement la FCC mais aussi d’autres agences fédérales qui s’appuient sur des amendes civiles pour faire respecter les règlements.

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