DOGE devient nucléaire : Comment Trump a invité la Silicon Valley au sein du régulateur américain de l’énergie nucléaire
L’administration Trump a provoqué un bouleversement au sein de la Nuclear Regulatory Commission, l’agence fédérale chargée de superviser la sécurité nucléaire aux États-Unis. Dans un mouvement qui reflète la stratégie plus large du président visant à remodeler le gouvernement fédéral, des acteurs de la Silicon Valley et des alliés du secteur privé ont obtenu une influence sans précédent sur les politiques nucléaires.
Ce changement intervient alors que le Department of Government Efficiency, dirigé par Elon Musk, étend son empreinte à travers Washington. La NRC, autrefois considérée comme une agence technique et relativement apolitique, est désormais au centre d’un débat sur l’équilibre entre innovation et sécurité.
Des sources proches du dossier indiquent que plusieurs postes clés au sein de la commission ont été pourvus par des personnes ayant des liens étroits avec l’industrie technologique et des start-ups nucléaires. Ces nominations reflètent une philosophie qui privilégie l’accélération du déploiement de nouvelles technologies nucléaires, notamment les petits réacteurs modulaires et les réacteurs de quatrième génération.
Les partisans de cette approche affirment que la bureaucratie excessive a freiné l’innovation nucléaire américaine pendant des décennies, permettant à d’autres nations de prendre de l’avance. Ils soutiennent qu’une approche réglementaire modernisée est essentielle pour répondre aux besoins énergétiques futurs et aux objectifs climatiques.
Cependant, les critiques s’inquiètent de ce qu’ils perçoivent comme une priorité donnée à la rapidité plutôt qu’à la prudence dans un domaine où les erreurs peuvent avoir des conséquences catastrophiques. Des experts en sécurité nucléaire ont exprimé leurs préoccupations concernant l’affaiblissement potentiel des protocoles de sécurité établis depuis des décennies.
L’influence de la Silicon Valley sur la politique nucléaire représente également un changement culturel significatif. La mentalité du « move fast and break things » propre au secteur technologique entre en collision avec la culture traditionnellement conservatrice de la réglementation nucléaire, où la sécurité a toujours primé sur la vitesse.
Cette transformation de la NRC fait partie d’un schéma plus large dans lequel l’administration Trump a systématiquement placé des personnalités favorables à l’industrie à la tête d’agences réglementaires. Le débat sur cette approche continuera probablement à s’intensifier alors que les premières décisions politiques de la commission remaniée commencent à émerger.






