Rapport sur les fusées: Le Canada fait un mouvement majeur, la Force spatiale américaine dit en fait, soyons pressés
Bienvenue dans l’édition 5.23 du Rapport sur les fusées d’Ars Technica. Cette semaine, nous avons beaucoup de nouvelles concernant le Starship de SpaceX ainsi que des mises à jour sur les plans de la Chine pour sa propre fusée super lourde. Nous couvrirons également quelques nouvelles passionnantes concernant une fusée qui pourrait devenir la troisième entreprise de lancement orbital à atteindre ce jalon aux États-Unis. Enfin, nous discuterons de certains développements intéressants concernant le programme Artemis de la NASA.
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Le Canada choisit SpaceX pour un lancement majeur
Le gouvernement canadien a sélectionné SpaceX pour lancer la première mission de la constellation Radarsat, une série de satellites d’observation de la Terre. Le lancement est prévu pour 2027 ou 2028, selon l’Agence spatiale canadienne.
C’est une nouvelle significative car le Canada a historiquement favorisé le lancement de ses satellites d’observation de la Terre les plus importants sur des fusées européennes Ariane. Par exemple, les satellites Radarsat-1 et Radarsat-2 ont été lancés en 1995 et 2007, respectivement, sur des fusées Ariane. Plus récemment, la mission Radarsat Constellation a été lancée en 2019 sur une fusée Falcon 9 de SpaceX, mais seulement après qu’Arianespace se soit retirée de la compétition.
Cette fois, le Canada a choisi SpaceX plutôt qu’Arianespace pour son prochain lancement majeur. Cela suggère que le pays se tourne de plus en plus vers des fournisseurs de lancement américains, probablement en raison de préoccupations concernant la fiabilité et la disponibilité des fusées Ariane 6.
La Force spatiale américaine dit en fait, soyons pressés
La Force spatiale américaine a annoncé qu’elle accélérerait le calendrier de développement de sa prochaine génération de satellites d’alerte précoce aux missiles. Le programme, connu sous le nom de Next-Generation Overhead Persistent Infrared, ou Next-Gen OPIR, vise à remplacer les satellites actuels d’alerte précoce qui ont dépassé leur durée de vie prévue.
Initialement, la Force spatiale prévoyait de lancer le premier satellite Next-Gen OPIR en 2025, mais elle a maintenant avancé cette date à 2024. Le deuxième satellite devrait suivre peu après. Cette accélération intervient alors que les responsables militaires américains expriment de plus en plus leurs préoccupations concernant les menaces potentielles de la Chine et de la Russie.
La décision de la Force spatiale d’accélérer le programme Next-Gen OPIR reflète une reconnaissance croissante de l’importance de maintenir une capacité robuste d’alerte précoce aux missiles face à des menaces évolutives.






