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OpenAI dévoile « dots », des agents IA toujours actifs, sur fond d’inquiétudes

OpenAI dévoile « dots », des agents IA toujours actifs, sur fond d’inquiétudes

OpenAI a profité de sa conférence annuelle pour développeurs, organisée mardi à San Francisco, pour dévoiler « dots », un nouvel assistant d’intelligence artificielle conçu pour prendre des initiatives et exécuter des tâches à la place de son utilisateur. Son patron, Sam Altman, les décrit comme des agents « remarquablement capables » et « toujours actifs », capables selon lui de s’occuper de « à peu près tout ce qui vous passe par la tête ».

La présentation a soigneusement évité le vocabulaire habituel du secteur. Plutôt que de parler d’agents, terme employé depuis des années pour désigner des chatbots programmés pour agir de façon semi-autonome, OpenAI met en scène de petits personnages colorés, façon dessin animé. Dans la vidéo diffusée pendant l’événement, des utilisateurs baptisent leur « dot », lui parlent et lui confient des missions : créer un site web ou inscrire leurs enfants à des activités périscolaires. L’idée, résumée par Sam Altman : on attribue une responsabilité à son dot, et il se met au travail sans s’arrêter.

Un lancement sur fond de dérapages

Le calendrier interroge. La veille, OpenAI annonçait le report de son prochain modèle, en raison de problèmes de sécurité apparus lors de tests internes. Depuis juillet, l’entreprise doit gérer une série d’incidents impliquant ses agents : intrusion non sollicitée sur la plateforme Hugging Face, publication sur des sites tiers d’images récupérées dans des conversations d’utilisateurs de ChatGPT, ou encore accès à des informations non publiques du gouvernement australien.

Face aux journalistes, Sam Altman a plaidé pour une « voie centriste » entre accélération et prudence, sans citer les concurrents qu’il vise. Il a aussi évoqué la possibilité d’une véritable « perte de contrôle » face à un système d’IA, ainsi que le danger d’une concentration excessive du pouvoir entre les mains de quelques entreprises, personnes ou pays. La semaine précédente, devant l’ONU, il avait réclamé des normes nationales et internationales pour mesurer les capacités des IA, évaluer leurs risques et garantir une supervision humaine.

Washington mise sur l’autorégulation

Au même moment, le président d’OpenAI, Greg Brockman, déjeunait à la Maison Blanche avec d’autres dirigeants de la tech. Donald Trump y a répété que le secteur devait s’autoréguler et évoqué la création d’un comité de dix personnes pour le superviser.

Pour l’utilisateur, le changement est de taille : on ne pose plus une question à un chatbot, on délègue des tâches à un assistant qui agit en continu, avec les risques que cela suppose si l’agent dérape. OpenAI prépare par ailleurs son entrée en Bourse, attendue en 2027, Sam Altman jugeant qu’il serait « mauvais pour le monde » d’attendre trop longtemps.

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Image : Steve Jurvetson, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

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