OpenAI ne se contente plus d’ajouter des fonctions à son chatbot. Lors de sa conférence annuelle pour les développeurs, organisée mardi 29 septembre, l’entreprise a présenté une série de nouveautés qui, mises bout à bout, dessinent une ambition claire : faire de ChatGPT l’endroit où l’on découvre, lance et utilise des logiciels, sans passer par les boutiques d’applications d’Apple et de Google.
Des applications suggérées en pleine conversation
Premier levier : la découverte. ChatGPT, qui revendique selon OpenAI 1,2 milliard d’utilisateurs chaque semaine, proposera désormais une application lorsqu’il estime qu’elle peut aider à accomplir la tâche en cours. L’utilisateur pourra la connecter et s’en servir sans quitter la discussion. L’architecture de plugins s’enrichit en effet d’extensions, qui permettent aux éditeurs d’afficher des panneaux interactifs directement dans l’interface. Lors des démonstrations, OpenAI a montré un outil de réunions capable de prendre des notes puis de résumer les actions à mener, ainsi que des retouches de projets menées avec des outils de Figma ou d’Adobe.
Deuxième levier : l’identité. Un bouton « Se connecter avec ChatGPT » permettra d’emporter son compte et son quota d’IA dans des services tiers. Seize partenaires participent au lancement, parmi lesquels Notion, Vercel ou Devin, l’agent de Cognition. Côté entreprises, une place de marché réunit déjà plus d’une trentaine d’éditeurs, dont Salesforce, HubSpot, ServiceNow ou CrowdStrike. OpenAI a aussi simplifié la procédure de validation des plugins : suivi du dossier, corrections ciblées et possibilité de demander un examen humain.
Des agents qui choisissent les outils à votre place
Le dernier étage de la fusée s’appelle Dots, les agents autonomes présentés le même jour. Chacun dispose de son propre ordinateur et de son navigateur dans le cloud, et peut puiser dans un catalogue de plus de 4 000 applications connectées. Plutôt que de télécharger un logiciel pour chaque besoin, l’utilisateur formule une demande et laisse l’agent aller chercher l’outil adéquat, toujours sous réserve de son accord pour agir.
Il manque toutefois une pièce essentielle au puzzle : l’argent. OpenAI n’a annoncé ni système de facturation ni partage de revenus comparable aux commissions prélevées par Apple et Google. Pour un éditeur, l’intérêt reste donc surtout d’être visible là où se déplace l’attention des utilisateurs. Mais si les assistants deviennent le premier réflexe pour accomplir une tâche, la question du contrôle de la distribution des logiciels, déjà au cœur des débats européens sur les boutiques d’applications, pourrait rapidement se déplacer vers les chatbots.
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Image : ChatGPT, by OpenAI., Public domain, via Wikimedia Commons






