Elon Musk perd gros au tribunal ; le boycott de X est parfaitement légal
Elon Musk a subi une défaite importante devant les tribunaux après qu’un juge fédéral a rejeté sa plainte affirmant qu’un boycott publicitaire de sa plateforme de médias sociaux X constituait une violation des lois antitrust.
Le juge de district américain Charles Breyer a statué lundi que le patron de X, anciennement Twitter, n’avait pas réussi à démontrer que les annonceurs qui se sont retirés de la plateforme avaient agi de manière anticoncurrentielle.
La décision représente un revers majeur pour Musk, qui avait poursuivi plusieurs grandes entreprises et une alliance industrielle du secteur de la publicité, alléguant qu’elles avaient illégalement conspiré pour retenir des milliards de dollars de revenus publicitaires.
Le procès visait la Global Alliance for Responsible Media, ou GARM, ainsi que plusieurs grandes entreprises dont Unilever, Mars, CVS Health et Orsted. L’alliance, qui fait partie de la Fédération mondiale des annonceurs, a été dissoute en août dernier.
Dans sa décision, le juge Breyer a déclaré que les preuves de Musk ne montraient pas que les annonceurs avaient formé un accord illégal pour boycotter X. Il a noté que les entreprises avaient le droit de décider indépendamment où dépenser leur argent publicitaire.
La décision est un coup dur pour Musk, qui a été ouvertement critique envers les annonceurs qui ont quitté X après son acquisition de la plateforme en 2022. Il a précédemment dit aux annonceurs de se faire voir lors d’une interview publique, mais a par la suite poursuivi en justice ceux qui ont fait exactement cela.
Le retrait des annonceurs de X a suivi les inquiétudes concernant le contenu sur la plateforme, y compris la prolifération des discours de haine et de la désinformation après les changements de Musk aux politiques de modération du contenu.
Les entreprises ont déclaré qu’elles avaient simplement exercé leurs droits du Premier Amendement de ne pas associer leurs marques à du contenu qu’elles jugeaient inapproprié. Le juge Breyer a convenu, constatant qu’il n’y avait aucune preuve d’un accord anticoncurrentiel.
L’affaire souligne les défis auxquels Musk est confronté dans sa tentative de rétablir les revenus publicitaires de X, qui, selon les rapports, ont chuté de manière significative depuis qu’il a pris le contrôle de l’entreprise. Les analystes estiment que X a perdu environ 75 pour cent de sa valeur depuis l’acquisition par Musk.
La décision du tribunal établit également un précédent important pour les annonceurs, confirmant leur droit de retirer leur financement des plateformes avec lesquelles ils ne sont pas d’accord sans faire face à une responsabilité légale.
Les avocats de Musk n’ont pas immédiatement commenté s’ils prévoyaient de faire appel de la décision. X, qui a considérablement réduit son équipe de communication, n’a pas non plus répondu aux demandes de commentaires.






