Rentrée atmosphérique d’un satellite de la NASA dépassera les directives de risque de l’agence
Un satellite climatique de la NASA de 30 ans devrait rentrer dans l’atmosphère terrestre ce dimanche, et l’agence prévoit que le satellite ne brûlera pas entièrement lors de sa rentrée. Au lieu de cela, certaines pièces de l’engin spatial de 2 700 kilogrammes devraient survivre à la descente et s’écraser sur Terre.
La NASA a révélé que la rentrée du satellite dépassera ses propres directives de risque pour les débris spatiaux, augmentant les chances que des morceaux du satellite tombent sur des zones peuplées.
Le satellite ERBS (Earth Radiation Budget Satellite) de la NASA a été lancé en 1984 pour étudier comment la Terre absorbe et rayonne l’énergie du Soleil. Le satellite a été conçu pour fonctionner pendant deux ans, mais il a continué à collecter des données pendant 21 ans avant d’être retiré du service en 2005.
Selon la NASA, la plupart du satellite devrait brûler lors de sa traversée de l’atmosphère terrestre. Cependant, l’agence s’attend à ce que certains composants du satellite survivent à la rentrée et atteignent la surface de la Terre.
L’agence spatiale a déclaré qu’il est très peu probable que des débris causent des dommages à quiconque sur Terre. Néanmoins, la rentrée du satellite dépassera les directives de sécurité de la NASA concernant les débris spatiaux.
Les directives de la NASA stipulent que la probabilité que des débris spatiaux frappent et blessent quelqu’un doit être inférieure à 1 sur 10 000. Cependant, pour le satellite ERBS, ce risque est estimé à environ 1 sur 9 400, dépassant ainsi légèrement la limite acceptable de l’agence.
La NASA a noté que le risque global pour la sécurité publique reste faible. L’agence surveille le satellite et fournira des mises à jour sur sa rentrée prévue à mesure que de nouvelles informations deviennent disponibles.
Le satellite devrait rentrer dans l’atmosphère aux environs de 18h40 EST dimanche, avec une marge d’incertitude de plus ou moins 17 heures. En raison de cette fenêtre d’incertitude, le lieu exact où les débris pourraient atterrir reste inconnu.
Il s’agit du dernier d’une série de satellites et d’engins spatiaux qui ont effectué des rentrées incontrôlées ces dernières années. En 2022, une fusée chinoise a effectué une rentrée incontrôlée, les débris tombant dans l’océan Indien. En 2021, des débris d’une autre fusée chinoise sont tombés dans l’océan Indien après une rentrée incontrôlée qui a suscité des critiques internationales.
Les experts spatiaux ont longtemps appelé à des réglementations plus strictes concernant les débris spatiaux et les rentrées de satellites pour minimiser les risques pour les personnes et les biens au sol.






