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OpenAI : un ingénieur arrêté pour avoir caché un micro dans une salle de réunion

OpenAI : un ingénieur arrêté pour avoir caché un micro dans une salle de réunion

Un ingénieur d’OpenAI est accusé d’avoir dissimulé un dispositif d’enregistrement dans une salle de réunion de l’entreprise. Abdulrahman Alfozan, 35 ans, de nationalité saoudienne, a été arrêté par le FBI le 9 octobre et inculpé d’utilisation, ou de tentative d’utilisation, d’un appareil destiné à intercepter des communications orales. Il est présumé innocent et ses avocats demandent qu’on ne le juge pas avant que les faits soient établis.

Un micro caché derrière un téléviseur

Selon la plainte déposée devant la justice américaine, le 30 septembre, des employés ont découvert derrière un écran de télévision un enregistreur audio enveloppé dans du papier toilette. La salle servait régulièrement à des échanges sur des sujets techniques, commerciaux et stratégiques jugés hautement confidentiels, notamment les relations de l’entreprise avec des gouvernements. Le suspect n’avait aucune autorisation pour y assister.

Les enquêteurs affirment que les caméras de surveillance l’ont repéré huit fois près de cette salle en septembre. Une caméra y a ensuite été installée : le 5 octobre, on l’y voit entrer et regarder derrière le téléviseur. Le même jour, un sac laissé sans surveillance dans une autre pièce contenait, d’après la plainte, un second enregistreur similaire, ainsi que le portefeuille et la pièce d’identité du suspect.

Des questions posées à des assistants d’IA

Le document judiciaire mentionne aussi des requêtes adressées à un assistant de productivité entre le 17 août et le 16 septembre, portant sur les salles de réunion et leur disponibilité. En septembre, il aurait en outre interrogé un chatbot lié au compte de sa conjointe pour savoir comment fabriquer, installer et consulter à distance un appareil d’enregistrement.

OpenAI explique avoir utilisé ses propres modèles pour comprendre le fonctionnement de l’appareil et retrouver son origine. L’entreprise assure n’avoir, à ce stade, aucun indice d’un accès indu aux poids de ses modèles, à son code source ou aux données de ses clients. Le mobile reste inconnu et l’enquête du FBI se poursuit.

L’ingénieur, arrivé dans l’entreprise en juillet 2025 et résident permanent aux États-Unis depuis 2020, n’y travaille plus : son contrat a été résilié. Il encourt jusqu’à cinq ans de prison et 250 000 dollars d’amende. Une audience, prévue le 19 octobre, doit décider s’il reste détenu pendant la procédure.

Image : ChatGPT, Public domain, via Wikimedia Commons

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