Accueil / Intelligence artificielle / Ambi, l’appli d’IA qui écoute toute la journée, lève 26 millions de dollars

Ambi, l’appli d’IA qui écoute toute la journée, lève 26 millions de dollars

Ambi, l'appli d'IA qui écoute toute la journée, lève 26 millions de dollars

Et si votre assistant d’intelligence artificielle vous écoutait en permanence pour mieux vous aider ? C’est le pari d’Ambi, une jeune pousse fondée par Peter Mo, ancien cadre de Plaud, connu pour ses enregistreurs dotés d’IA. L’entreprise annonce avoir levé 26 millions de dollars (environ 24 millions d’euros) en plusieurs tours, menés par Luminous Ventures, investisseur de Meituan et d’Unitree Robotics, ainsi que par le fabricant Huaqin.

Un assistant qui agit pendant la réunion

Ambi lance des applications pour iPhone, Mac et Apple Watch. Elles ressemblent à des outils de prise de notes de réunion, mais l’utilisateur peut aussi les laisser à l’écoute toute la journée afin de capter du contexte. Là où la plupart des concurrents résument les échanges une fois l’appel terminé, Ambi veut que son agent commence à travailler pendant la réunion : il propose des suggestions ou fait remonter des informations utiles à partir de l’agenda, des réunions passées, d’une base de connaissances et du web. Une tâche entamée sur un appareil peut être poursuivie sur un autre.

La société prépare aussi une application de bureau capable d’observer le travail de l’utilisateur et d’en mémoriser les éléments importants, ainsi qu’un appareil dédié équipé d’un écran, d’un haut-parleur, d’une caméra et de microphones. Elle emploie plus de 50 personnes entre San Francisco, Pékin, Shanghai et Shenzhen.

La question de la vie privée

Enregistrer en continu pose des questions évidentes. Des outils de transcription de réunions ont déjà été poursuivis en justice pour avoir enregistré des conversations sans consentement. Selon l’entreprise, la capture ambiante est désactivée par défaut, peut être coupée à tout moment, aucun enregistrement n’est conservé et les données sont chiffrées, sans que le type de chiffrement soit précisé.

Reste le point le plus délicat : c’est à l’utilisateur d’informer les personnes autour de lui qu’il utilise Ambi. Peter Mo reconnaît que l’industrie n’a pas résolu ce problème de transparence. Pour les lecteurs européens, la question sera sensible : le RGPD encadre strictement l’enregistrement de la voix de tiers, et ce type d’outil devra convaincre sur le consentement avant d’espérer s’imposer sur le continent.

Image : ubahnverleih, CC0, via Wikimedia Commons

Répondre