Meta veut sortir son agent Muse de l’écran. Le groupe a présenté vendredi 2 octobre Muse Gadgets, un projet open source qui permet à n’importe quel développeur de concevoir son propre appareil connecté à son assistant d’intelligence artificielle. Pour rappel, Muse n’est pas un simple chatbot : cet agent personnel sait réserver un voyage, remplir des formulaires ou faire des achats à la place de son utilisateur.
Firmware libre, kit Linux et cartes bon marché
Concrètement, Meta publie un firmware open source, c’est-à-dire le logiciel de bas niveau qui fait tourner un appareil, ainsi qu’un kit de développement (SDK) pour Linux. L’entreprise propose aussi quelques idées pour se lancer : doter Muse d’un écran couleur à encre électronique, ou l’installer sur une clé à brancher sur le port HDMI d’un téléviseur.
Le matériel requis reste modeste. Un nano-ordinateur de type Raspberry Pi ou une carte ESP32 du commerce suffisent comme base, à laquelle on peut ensuite relier écrans, boutons, capteurs ou moteurs. Un serveur Discord a été ouvert pour accompagner les curieux qui voudraient s’y essayer.
Un premier boîtier offert aux abonnés
Meta a d’ailleurs montré l’exemple avec sa propre création, baptisée Muse Home Link. Alimenté en USB-C, ce petit boîtier relie Muse au réseau domestique pour lui permettre de piloter les appareils connectés de la maison, des enceintes aux téléviseurs. Selon Nat Friedman, responsable produit des Superintelligence Labs de Meta, 5 000 exemplaires ont été fabriqués et seront distribués gratuitement aux abonnés de Muse, dans la limite des stocks. Les expéditions doivent commencer d’ici quelques semaines.
Ce projet de niche s’inscrit dans une offensive plus large. Cette même semaine, Meta a lancé Muse for Small Business, une version gratuite mais plafonnée en usage, capable de se brancher sur des services comme Shopify, Dropbox ou Slack. Le groupe a aussi créé une nouvelle division, Meta Enterprise Platform, chargée de vendre ses outils d’IA aux entreprises.
Pour les passionnés d’électronique, l’intérêt est évident : plutôt que d’attendre un objet officiel, ils peuvent fabriquer eux-mêmes l’interface physique qui leur convient. Pour Meta, c’est une façon peu coûteuse de multiplier les points d’accès à son agent, au moment où tous les grands acteurs de l’IA cherchent à faire de leur assistant un passage obligé du quotidien.
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