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Les géants de la tech accusés de bloquer les chercheurs européens sur les réseaux sociaux

Les géants de la technologie accusés de faire obstruction aux chercheurs européens sur les réseaux sociaux

Les grandes entreprises technologiques sont accusées de bloquer les chercheurs européens qui tentent d’étudier les réseaux sociaux, selon un nouveau rapport.

Des chercheurs de toute l’Europe affirment que des entreprises comme Meta, TikTok et X limitent leur accès aux données nécessaires pour étudier les dommages potentiels causés par les plateformes de réseaux sociaux.

Le rapport, publié par le réseau de recherche Social Media Lab, indique que les entreprises ne se conforment pas aux règles de l’Union européenne qui les obligent à donner aux chercheurs l’accès aux données.

Ces règles font partie de la loi sur les services numériques (DSA), qui est entrée en vigueur l’année dernière et vise à tenir les grandes plateformes technologiques responsables du contenu publié sur leurs sites.

En vertu de la DSA, les très grandes plateformes en ligne et les très grands moteurs de recherche doivent fournir aux chercheurs un accès à leurs données afin qu’ils puissent étudier les risques systémiques tels que la désinformation, les discours de haine et la protection des mineurs.

Mais le rapport du Social Media Lab, qui représente plus de 400 chercheurs, affirme que les entreprises technologiques rendent cet accès quasi impossible.

Le rapport cite plusieurs exemples où les chercheurs ont été bloqués ou ont vu leurs demandes d’accès aux données rejetées.

Dans un cas, des chercheurs étudiant la désinformation lors des élections européennes de 2024 se sont vu refuser l’accès aux données de Meta.

Dans un autre cas, TikTok aurait rejeté une demande de chercheurs souhaitant étudier comment l’algorithme de la plateforme recommande du contenu aux mineurs.

Le rapport indique également que X, anciennement Twitter, a rendu l’accès aux données si coûteux que de nombreux chercheurs ne peuvent plus se le permettre.

Les entreprises technologiques ont précédemment déclaré qu’elles prenaient leurs obligations en vertu de la DSA au sérieux et qu’elles travaillaient pour équilibrer l’accès des chercheurs avec les préoccupations en matière de confidentialité et de sécurité.

Mais les chercheurs affirment que sans un meilleur accès aux données, il sera impossible d’étudier correctement comment les réseaux sociaux affectent la société.

La Commission européenne a le pouvoir d’infliger de lourdes amendes aux entreprises qui ne respectent pas la DSA, pouvant aller jusqu’à 6 pour cent de leur chiffre d’affaires mondial.

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