Anthropic affirme qu’Alibaba doit être sanctionné pour la plus importante attaque de clonage de Claude
Anthropic a accusé Alibaba d’avoir mené ce qu’elle décrit comme la plus grande attaque de clonage contre son modèle d’IA Claude, affirmant que le géant technologique chinois a utilisé les réponses de Claude pour entraîner ses propres modèles d’IA Qwen.
Dans un billet de blog publié jeudi, Anthropic a déclaré avoir détecté une activité suspecte en décembre 2024 et janvier 2025, au cours de laquelle des comptes associés à Alibaba Cloud ont envoyé plus de 4,6 millions de requêtes à Claude, représentant environ 930 millions de tokens de sortie.
L’entreprise affirme que l’activité violait ses conditions d’utilisation et constituait une utilisation abusive de son service. Anthropic a déclaré qu’elle avait suspendu les comptes concernés et qu’elle prenait des mesures juridiques contre Alibaba.
Alibaba a nié ces accusations dans un communiqué adressé à Bloomberg, affirmant que ses modèles Qwen sont développés de manière indépendante et que l’entreprise respecte strictement les droits de propriété intellectuelle.
Anthropic a déclaré que l’attaque était sophistiquée, utilisant plusieurs comptes et adresses IP pour contourner les limites de taux. L’entreprise a indiqué qu’elle renforçait ses mesures de sécurité pour détecter et prévenir de futures tentatives de clonage de modèles.
Le clonage de modèles, également connu sous le nom de distillation de modèles, est une technique dans laquelle un modèle d’IA plus petit est entraîné pour imiter le comportement d’un modèle plus grand et plus performant. Bien que cette pratique ait des applications légitimes, elle devient problématique lorsqu’elle est effectuée sans autorisation et en violation des conditions d’utilisation.
Cette affaire met en lumière les défis croissants liés à la protection de la propriété intellectuelle dans le domaine de l’intelligence artificielle, alors que les entreprises investissent des milliards de dollars dans le développement de modèles avancés.
Anthropic a déclaré qu’elle travaillait avec d’autres entreprises d’IA pour établir des normes industrielles afin de prévenir les abus similaires et protéger l’innovation dans le secteur.






