Deuxième espèce de mouche nécrophage autorisée par la FDA pour la thérapie des plaies par asticots
L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a autorisé une deuxième espèce de mouche pour le traitement des plaies par asticots, une pratique médicale centenaire qui connaît un regain d’intérêt dans le traitement des plaies chroniques et infectées.
La mouche verte Lucilia cuprina rejoint désormais la mouche verte commune Lucilia sericata en tant qu’espèce approuvée pour la thérapie larvaire, également connue sous le nom de débridement par asticots. Cette approbation élargit les options disponibles pour les professionnels de santé qui utilisent cette forme de médecine biologique pour traiter les plaies qui ne guérissent pas avec les traitements conventionnels.
La thérapie par asticots implique l’application contrôée d’asticots stériles sur des plaies non cicatrisantes. Les larves consomment les tissus morts et nécrosés tout en laissant les tissus sains intacts. Elles sécrètent également des substances antimicrobiennes qui aident à combattre les infections et produisent des enzymes qui favorisent la cicatrisation.
Cette pratique, qui remonte à des siècles dans la médecine traditionnelle, a été largement utilisée pendant les conflits militaires avant l’avènement des antibiotiques. Elle a connu une renaissance ces dernières décennies à mesure que la résistance aux antibiotiques est devenue une préoccupation croissante en médecine moderne.
Lucilia cuprina, la nouvelle espèce approuvée, est originaire d’Australie et d’autres régions mais s’est répandue dans le monde entier. Comme sa cousine L. sericata, elle se nourrit principalement de matière en décomposition et de carcasses d’animaux, ce qui en fait un choix approprié pour le débridement des plaies.
L’approbation est basée sur des données démontrant la sécurité et l’efficacité des asticots de L. cuprina dans le nettoyage des plaies et la promotion de la cicatrisation. Les asticots utilisés en milieu médical sont élevés dans des conditions de laboratoire stériles pour éliminer tout risque de contamination.
La thérapie larvaire est particulièrement utile pour traiter les ulcères du pied diabétique, les escarres, les plaies post-chirurgicales qui ne guérissent pas correctement et d’autres plaies chroniques. Elle est souvent utilisée lorsque les méthodes de débridement traditionnelles se sont révélées inefficaces ou lorsque les patients ne peuvent pas tolérer les interventions chirurgicales.
Bien que le concept puisse sembler peu attrayant pour certains patients, les études cliniques ont montré que la thérapie par asticots est généralement bien tolérée et peut produire des résultats significativement meilleurs que les soins standard des plaies dans certains cas. Les patients rapportent souvent une réduction de la douleur après le traitement initial.
L’ajout de L. cuprina à l’arsenal thérapeutique approuvé offre plus de flexibilité aux fabricants et aux prestataires de soins de santé. Les différentes espèces peuvent avoir des caractéristiques légèrement différentes en termes de vitesse de débridement et d’efficacité dans diverses conditions de plaies.
Cette approbation reflète une tendance plus large dans la médecine moderne vers la réexamination des thérapies traditionnelles et biologiques comme alternatives ou compléments aux traitements conventionnels, particulièrement face aux défis posés par les infections résistantes aux médicaments.






