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Le Subaru Solterra 2026 ne semble pas vraiment adapté à l’agriculture

Ça ne fait pas vraiment agricole : l’essai du Subaru Solterra 2026

Le Subaru Solterra 2026 représente l’incursion de la marque dans le monde des véhicules électriques purs, et c’est une tentative qui soulève autant de questions qu’elle n’apporte de réponses. Développé en collaboration avec Toyota et partageant sa plateforme avec le bZ4X, le Solterra vise à offrir aux fidèles de Subaru une option électrique sans compromettre l’ADN de la marque. Mais y parvient-il vraiment ?

D’emblée, le Solterra affiche un design qui ne passe pas inaperçu. Avec ses lignes anguleuses et sa calandre fermée typique des véhicules électriques, il se distingue nettement du reste de la gamme Subaru. Certains diront qu’il est audacieux, d’autres qu’il manque de l’esthétique robuste et pratique que l’on attend traditionnellement de la marque. Une chose est sûre : il ne ressemble pas à un véhicule conçu pour affronter les chemins de campagne boueux.

Sous le capot, ou plutôt sous le plancher, le Solterra embarque une batterie de 72,8 kWh qui alimente deux moteurs électriques pour une puissance combinée de 215 chevaux. L’autonomie annoncée tourne autour de 350 kilomètres, ce qui le place en retrait par rapport à certains concurrents directs. Pour un véhicule électrique lancé en 2026, cette autonomie peut sembler quelque peu décevante, surtout pour ceux qui envisagent de longs trajets ou qui vivent dans des régions où les bornes de recharge sont rares.

La conduite, en revanche, offre quelques bons moments. Le système de traction intégrale, pilier de la réputation de Subaru, est bien présent et fonctionne efficacement. Sur routes sèches comme sur chaussées glissantes, le Solterra inspire confiance. La direction est précise, et le centre de gravité bas procuré par la batterie améliore la tenue de route. Cependant, le poids du véhicule se fait sentir dans les virages serrés, et la suspension, bien que confortable sur autoroute, peut sembler un peu ferme sur routes abîmées.

L’intérieur du Solterra mélange modernité et fonctionnalité, mais sans vraiment impressionner. Les matériaux sont corrects, sans être luxueux, et l’ergonomie générale est satisfaisante. L’écran d’infodivertissement, bien qu’intuitif, manque de la fluidité et de la réactivité que l’on trouve chez certains rivaux. L’espace aux places arrière est généreux, et le coffre, bien que légèrement réduit par la présence de la batterie, reste pratique pour un usage quotidien.

Côté recharge, le Solterra accepte jusqu’à 150 kW en courant continu, ce qui permet de passer de 10 à 80 pour cent en environ 30 minutes dans les meilleures conditions. C’est correct, mais encore une fois, pas de quoi bouleverser le marché.

Au final, le Subaru Solterra 2026 est un véhicule honnête qui remplit sa mission de base : offrir une option électrique aux clients de Subaru. Mais il peine à se démarquer dans un segment de plus en plus compétitif. Il ne possède ni l’autonomie impressionnante, ni le luxe intérieur, ni l’innovation technologique de certains de ses concurrents. Et surtout, il ne parvient pas totalement à capturer cette essence robuste et aventurière qui fait la renommée de Subaru.

Pour les fans inconditionnels de la marque qui souhaitent absolument passer à l’électrique, le Solterra fera l’affaire. Mais pour les autres, il existe probablement de meilleures options sur le marché. En définitive, le Solterra ne donne pas vraiment l’impression d’être un véhicule taillé pour l’aventure ou le travail agricole. Il ressemble davantage à un compromis urbain habillé en tenue de campagne.

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