Échec juridique : N’utilisez pas l’IA pour poursuivre des utilisateurs de Facebook qui vous qualifient de mauvais rendez-vous amoureux
Une femme du Massachusetts a appris à ses dépens qu’utiliser l’intelligence artificielle pour rédiger des documents judiciaires peut se retourner contre vous, surtout lorsque vous poursuivez quelqu’un pour diffamation à cause de commentaires sur Facebook concernant votre vie amoureuse.
L’affaire implique Kimberly Khoury, qui a poursuivi un ancien ami et sa fille pour avoir prétendument publié des messages diffamatoires sur elle sur les réseaux sociaux. Selon les documents judiciaires, les publications suggéraient que Khoury avait eu un mauvais comportement lors de rendez-vous amoureux et d’autres activités sociales.
Le problème ? L’avocat de Khoury semble avoir utilisé l’IA pour préparer les documents juridiques, et cela ne s’est pas bien passé.
Un juge fédéral a récemment rejeté l’affaire avec préjudice, ce qui signifie qu’elle ne peut pas être déposée à nouveau. Le tribunal a constaté de multiples problèmes avec la plainte, notamment des citations de cas inexistantes et des erreurs factuelles flagrantes.
La décision souligne les dangers croissants de s’appuyer sur l’IA pour le travail juridique sans vérification appropriée. Les outils d’intelligence artificielle sont connus pour « halluciner » ou inventer des informations qui semblent plausibles mais qui sont complètement fausses.
Dans ce cas, la plainte citait des précédents juridiques qui n’existaient tout simplement pas. Lorsque le tribunal a examiné de plus près, les affaires citées étaient introuvables dans aucune base de données juridique.
De plus, la plainte contenait des inexactitudes factuelles sur les défendeurs et les publications présumées en question. Le juge a noté que ces erreurs suggéraient un manque de diligence raisonnable de base dans la préparation du dossier.
Cette affaire s’inscrit dans une tendance troublante d’avocats se faisant prendre en train d’utiliser l’IA pour générer des documents judiciaires contenant de fausses citations et des arguments juridiques fabriqués. Plusieurs avocats à travers le pays ont été sanctionnés ou réprimandés pour des incidents similaires.
La leçon ? Si vous envisagez de poursuivre quelqu’un pour avoir dit du mal de vous en ligne, assurez-vous que votre avocat fait réellement le travail lui-même plutôt que de le confier à un chatbot IA. Sinon, vous pourriez vous retrouver non seulement à perdre votre affaire, mais aussi à devenir un exemple édifiant de ce qu’il ne faut pas faire dans l’ère de l’intelligence artificielle.
Les tribunaux exigent que les avocats vérifient l’exactitude de leurs dépôts, et ignorer cette responsabilité en faveur de raccourcis générés par l’IA peut entraîner des conséquences graves, y compris le rejet de l’affaire et d’éventuelles sanctions professionnelles.






