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La Silicon Valley parie 200 millions de dollars sur des centres de données flottants dans l’océan

La Silicon Valley parie 200 millions de dollars sur des centres de données IA flottant dans l’océan

Une startup de la Silicon Valley lève 200 millions de dollars pour construire des centres de données alimentés par l’intelligence artificielle qui flotteraient dans l’océan, exploitant l’eau de mer pour le refroidissement et l’énergie éolienne offshore pour l’électricité.

Ocean-Based Climate Solutions, basée à San Francisco, a levé ces fonds auprès d’investisseurs incluant Felicis et Y Combinator pour construire ce qu’elle appelle des « plateformes de calcul océaniques » – essentiellement des centres de données montés sur des plateformes flottantes ancrées à plusieurs kilomètres au large.

La société affirme que son approche pourrait réduire les coûts énergétiques jusqu’à 40 pour cent par rapport aux centres de données terrestres traditionnels tout en éliminant complètement les besoins en eau douce pour le refroidissement.

« L’océan offre un refroidissement gratuit et illimité », a déclaré le PDG Dominic Weston dans un communiqué. « Nous exploitons essentiellement la plus grande infrastructure de refroidissement de la planète. »

La startup prévoit de déployer son premier centre de données flottant au large de la Californie d’ici 2026, avec des installations supplémentaires prévues pour la côte Est et l’Europe.

Chaque plateforme abriterait jusqu’à 10 mégawatts de capacité de calcul – suffisamment pour former de grands modèles de langage – et serait alimentée par des éoliennes flottantes à proximité.

L’eau de mer serait pompée à travers des échangeurs de chaleur pour refroidir les serveurs, puis rejetée à quelques degrés de plus dans l’océan. La société affirme que l’impact environnemental serait minimal car l’eau serait dispersée sur une grande surface.

Les régulateurs devront encore approuver le concept, qui soulève des questions sur les permis maritimes, l’impact environnemental et la sécurité des données.

Mais l’investissement reflète le désespoir croissant de l’industrie technologique pour trouver des moyens durables et rentables d’alimenter la croissance explosive de l’IA, qui devrait nécessiter des dizaines de nouvelles centrales électriques d’ici la fin de la décennie.

Les centres de données représentent déjà environ 2 pour cent de la consommation électrique américaine, et cette part pourrait tripler d’ici 2030 selon l’Agence internationale de l’énergie.

D’autres entreprises explorent des solutions alternatives incluant des réacteurs nucléaires modulaires et des centres de données dans l’Arctique, mais Ocean-Based Climate Solutions affirme que son approche maritime pourrait être déployée plus rapidement et à moindre coût.

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