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Meta accorde à Zuckerberg des actions supplémentaires pour qu’il reste en Californie

Meta accorde à Zuckerberg des actions supplémentaires pour qu'il reste en Californie

Meta vient de conclure un accord inhabituel avec son patron, Mark Zuckerberg : le groupe lui attribuera davantage d’actions afin de compenser une éventuelle taxe sur les milliardaires en Californie et de le dissuader de quitter l’État. L’accord a été dévoilé mercredi dans un document financier.

Une taxe de 5 % soumise au vote

Les électeurs californiens se prononceront en novembre sur une taxe exceptionnelle de 5 % visant les résidents dont le patrimoine dépasse un milliard de dollars. Pour Mark Zuckerberg, dont la fortune est estimée à plus de 200 milliards de dollars, la facture pourrait avoisiner 10 milliards de dollars. Selon le groupe de campagne Americans for Tax Fairness, environ 225 milliardaires vivent dans l’État.

Le dirigeant avait indiqué le mois dernier à son conseil d’administration qu’il envisageait de déménager et même de vendre ses propriétés californiennes, notamment à Palo Alto et au lac Tahoe. Un départ serait, selon lui, forcément remarqué par les salariés et soulèverait des questions sur la gestion future de l’entreprise.

Une nouvelle catégorie d’actions

Après des négociations qualifiées de « robustes » et par moments de « conflictuelles », un comité spécial de Meta a approuvé ce qu’il appelle un « accord d’alignement du fondateur ». Le mécanisme repose sur un fractionnement d’actions : une nouvelle catégorie de titres est créée, et chaque actionnaire en reçoit un exemplaire. Mark Zuckerberg obtiendra davantage de titres, plus souvent, et pourra les vendre chaque trimestre. Son contrôle sur l’entreprise ne change pas. L’accord vaut pour huit ans, tant qu’il reste résident californien, et s’appliquerait même si la taxe était rejetée.

Des dépenses d’IA qui inquiètent

Le contexte financier n’a pas aidé. Meta prévoit de dépenser jusqu’à 145 milliards de dollars cette année dans l’intelligence artificielle et a enregistré pour la première fois depuis son entrée en bourse, il y a quatorze ans, un flux de trésorerie négatif. Sa directrice financière, Susan Li, a ajouté que le fractionnement offrirait aussi au groupe de nouveaux moyens de financer ces investissements. Jeudi, l’action a reculé de plus de 7 %, effaçant plus de 100 milliards de dollars de capitalisation.

Au-delà du cas Zuckerberg, l’épisode illustre la tension entre les États qui cherchent de nouvelles recettes auprès des grandes fortunes de la tech et des entreprises prêtes à adapter leur gouvernance pour les retenir.

Image : LPS.1, CC0, via Wikimedia Commons

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