Après 16 ans et 8 milliards de dollars, le nouveau logiciel GPS de l’armée ne fonctionne toujours pas
Le Pentagone a dépensé plus de 16 ans et au moins 8 milliards de dollars pour développer un nouveau système de contrôle au sol pour ses satellites GPS, mais le logiciel ne fonctionne toujours pas correctement, selon un nouveau rapport du Government Accountability Office.
Le système, appelé Next Generation Operational Control System ou OCX, était censé être opérationnel en 2013. Mais les retards et les dépassements de coûts ont constamment retardé le projet. Aujourd’hui, l’armée américaine ne s’attend pas à ce que le système soit pleinement fonctionnel avant au moins 2025, soit 12 ans de retard.
Le GAO a constaté que le développement de logiciels reste la principale source de problèmes pour le programme. Lors des tests en 2023, le système n’a réussi que 30% des tentatives de téléchargement de données vers les satellites GPS. Dans certains cas, le système a complètement échoué et a nécessité un redémarrage manuel.
Le système OCX est essentiel pour les capacités GPS militaires car il est conçu pour contrôler à la fois les satellites GPS existants et la nouvelle génération de satellites GPS III, qui offrent des signaux plus puissants et une meilleure résistance aux brouillages. Mais sans un système de contrôle au sol fonctionnel, l’armée ne peut pas utiliser pleinement ces nouvelles capacités.
L’entrepreneur principal du projet, Raytheon Technologies, a eu du mal à fournir un logiciel fiable. Le GAO a noté que l’entreprise a été confrontée à des difficultés pour gérer la complexité du système et pour intégrer tous les composants logiciels.
L’armée a maintenant adopté une approche par étapes pour déployer le système, en commençant par des fonctionnalités de base et en ajoutant progressivement des capacités plus avancées. Mais même cette approche réduite a connu des problèmes.
Le GAO recommande que l’armée réévalue le programme et envisage des alternatives si les problèmes persistent. Pendant ce temps, l’armée continue de s’appuyer sur son ancien système de contrôle au sol, qui date des années 1990 et devient de plus en plus difficile à maintenir.






