Nous continuons à trouver la matière première de l’ADN dans les astéroïdes : que nous dit-elle ?
Les scientifiques ont découvert des nucléobases, les éléments constitutifs de l’ADN et de l’ARN, dans trois météorites différentes qui se sont écrasées sur Terre. Cette découverte renforce l’hypothèse selon laquelle les ingrédients essentiels à la vie auraient pu être livrés à notre planète depuis l’espace.
Les nucléobases sont des molécules organiques qui forment les barreaux de l’échelle de l’ADN. Il en existe cinq types principaux : l’adénine, la guanine, la cytosine, la thymine et l’uracile. Les quatre premières se trouvent dans l’ADN, tandis que l’uracile remplace la thymine dans l’ARN.
Dans une nouvelle étude publiée dans Nature Communications, des chercheurs ont analysé trois météorites carbonées : Murchison, Murray et Tagish Lake. En utilisant des techniques analytiques avancées, ils ont détecté les cinq nucléobases dans ces roches spatiales.
C’est la première fois que les cinq nucléobases sont trouvées ensemble dans des météorites. Des recherches antérieures n’en avaient identifié que quelques-unes, mais les nouvelles méthodes plus sensibles ont permis de détecter même les composés présents en quantités infimes.
La découverte suggère que ces molécules organiques importantes ont pu se former dans l’espace et être transportées vers la Terre primitive par des impacts de météorites. Cela soutient la théorie selon laquelle certains des ingrédients nécessaires à l’émergence de la vie sont venus de l’extérieur de notre planète.
Les météorites analysées sont des chondrites carbonées, un type de météorite connu pour contenir des composés organiques complexes. Ces roches spatiales se sont formées il y a environ 4,5 milliards d’années et ont conservé un enregistrement chimique du système solaire primitif.
Les chercheurs ont pris des précautions particulières pour s’assurer que les nucléobases n’étaient pas des contaminants terrestres. Ils ont analysé le sol près des sites d’impact et n’ont trouvé ces molécules qu’en concentrations beaucoup plus faibles ou pas du tout.
Cette découverte ajoute une pièce au puzzle de l’origine de la vie sur Terre. Bien que la présence de nucléobases dans les météorites ne prouve pas que la vie est venue de l’espace, elle montre que des molécules biologiques importantes peuvent se former dans des environnements extraterrestres et survivre au voyage vers notre planète.






