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Cloudflare conteste l’amende de Piracy Shield et espère faire annuler la loi italienne de blocage de sites

Cloudflare fait appel de l’amende de Piracy Shield et espère faire tomber la loi italienne sur le blocage de sites

Cloudflare a fait appel d’une amende de 310 000 dollars qui lui a été infligée par l’Autorité italienne des communications pour ne pas avoir bloqué certains sites Web de streaming sportif illégal.

La société affirme que la loi italienne sur le blocage de sites, connue sous le nom de Piracy Shield, viole le droit de l’Union européenne et constitue une violation des droits fondamentaux.

Cloudflare a déposé son appel devant le tribunal administratif régional du Latium à Rome le 10 avril, demandant que l’amende soit annulée et que la loi Piracy Shield soit déclarée illégale.

La société a également demandé que l’affaire soit renvoyée devant la Cour de justice de l’Union européenne pour qu’elle statue sur la question de savoir si Piracy Shield viole le droit européen.

Cloudflare a été condamnée à une amende en mars après avoir refusé de bloquer l’accès à certains sites Web de streaming sportif illégal dans un délai de 30 minutes après avoir reçu un ordre de blocage de l’Agence italienne des communications, l’AGCOM.

La loi Piracy Shield, qui est entrée en vigueur en février 2024, exige que les fournisseurs de services Internet et les réseaux de diffusion de contenu comme Cloudflare bloquent l’accès aux sites Web de piratage dans les 30 minutes suivant la réception d’un ordre de l’AGCOM.

Les entreprises qui ne se conforment pas peuvent être condamnées à des amendes pouvant atteindre 250 000 euros par infraction.

Cloudflare affirme que la loi impose des exigences impossibles aux réseaux de diffusion de contenu et autres intermédiaires Internet, qui n’ont pas la capacité technique de bloquer sélectivement l’accès à des sites Web spécifiques dans des juridictions individuelles.

La société affirme également que les ordres de blocage sont souvent trop larges et peuvent entraîner le blocage de sites Web légitimes.

Dans son appel, Cloudflare affirme que Piracy Shield viole plusieurs dispositions du droit européen, notamment la directive sur le commerce électronique, qui limite la responsabilité des intermédiaires Internet pour le contenu qu’ils transmettent.

La société affirme également que la loi viole le règlement général sur la protection des données, car elle oblige les entreprises à traiter des données personnelles sans base juridique appropriée.

Cloudflare affirme en outre que Piracy Shield viole les droits fondamentaux garantis par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, notamment la liberté d’expression et la liberté d’entreprise.

La société affirme que les ordres de blocage sont émis sans contrôle judiciaire adéquat et sans possibilité pour les parties concernées de contester les ordres avant leur mise en œuvre.

L’appel de Cloudflare intervient alors que d’autres entreprises technologiques et groupes de défense des droits numériques ont également critiqué la loi Piracy Shield pour être trop large et pour menacer la liberté d’expression en ligne.

L’issue de l’appel pourrait avoir des implications importantes pour l’avenir de la réglementation du blocage de sites en Europe et pour la responsabilité des intermédiaires Internet pour le contenu qu’ils transmettent.

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