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L’UE demande à Google d’ouvrir son IA sur Android, Google dénonce une intervention injustifiée

L’UE demande à Google d’ouvrir son IA sur Android ; Google parle d’une « intervention injustifiée »

L’Union européenne a officiellement demandé à Google d’ouvrir son intelligence artificielle sur Android, une mesure que le géant technologique qualifie d’intervention injustifiée dans son système d’exploitation mobile.

La Commission européenne exige que Google permette aux utilisateurs d’Android de choisir plus facilement des services d’IA alternatifs et de définir des assistants IA tiers par défaut, plutôt que d’être automatiquement dirigés vers Gemini, l’assistant IA de Google.

Cette demande s’inscrit dans le cadre du Digital Markets Act (DMA), la législation européenne visant à garantir une concurrence équitable sur les marchés numériques. Selon les régulateurs de l’UE, Google doit faciliter le changement d’assistant IA par défaut et permettre aux services d’IA concurrents d’accéder à certaines fonctionnalités du système d’exploitation Android.

Google a réagi vigoureusement à cette demande. Dans un communiqué, l’entreprise a déclaré que ces exigences représentent une « intervention injustifiée » qui pourrait compromettre la sécurité des utilisateurs et l’intégrité du système Android.

« Ces demandes vont au-delà de ce qui est nécessaire pour garantir la concurrence et pourraient affaiblir la sécurité et la vie privée des utilisateurs d’Android », a affirmé un porte-parole de Google.

La société affirme que permettre à des services d’IA tiers d’accéder profondément au système d’exploitation pourrait créer des vulnérabilités de sécurité et exposer les données personnelles des utilisateurs à des risques.

Cependant, les régulateurs européens maintiennent que Google doit se conformer au DMA, qui vise précisément à empêcher les grandes plateformes technologiques d’utiliser leur position dominante pour favoriser leurs propres services au détriment de la concurrence.

Si Google ne se conforme pas aux exigences de l’UE, l’entreprise pourrait faire face à des amendes substantielles pouvant atteindre jusqu’à 10 pour cent de son chiffre d’affaires mondial annuel.

Ce bras de fer entre Google et l’Union européenne illustre les tensions croissantes autour de la réglementation de l’intelligence artificielle et du contrôle des écosystèmes technologiques dominants. L’issue de ce différend pourrait établir un précédent important pour la manière dont les services d’IA sont intégrés dans les systèmes d’exploitation mobiles à l’avenir.

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