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Les dés de l’âge glaciaire montrent que les premiers Amérindiens comprenaient peut-être les probabilités

Les dés de l’ère glaciaire montrent que les premiers Amérindiens comprenaient peut-être la probabilité

Des dés vieux de 13 000 ans découverts en Amérique du Nord suggèrent que les premiers habitants du continent avaient une compréhension sophistiquée de la probabilité et des mathématiques, bien avant que ces concepts ne soient formellement documentés.

Les objets, découverts sur plusieurs sites archéologiques à travers les États-Unis, sont de petits os de cheville de cervidés façonnés pour atterrir sur quatre faces distinctes. Selon une nouvelle recherche publiée dans la revue PLOS ONE, ces artefacts servaient probablement de dés dans des jeux de hasard.

L’étude révèle que les anciens joueurs comprenaient non seulement le hasard, mais manipulaient activement les dés pour créer différentes probabilités, modifiant les résultats des jeux en leur faveur.

Les chercheurs ont analysé 127 de ces dés anciens et ont découvert que beaucoup avaient été modifiés de manière délibérée. Certains présentaient des entailles ou des rainures sur des faces spécifiques, tandis que d’autres avaient été poncés ou polis de manière inégale.

Lorsque les scientifiques ont testé des répliques de ces dés, ils ont constaté que les modifications créaient effectivement des biais prévisibles dans la façon dont les dés tombaient. Les faces plus lourdes ou plus plates avaient plus de chances d’atterrir vers le bas, tandis que les faces plus légères ou plus arrondies avaient plus de chances d’atterrir vers le haut.

Cette manipulation intentionnelle suggère que les joueurs de l’ère glaciaire n’utilisaient pas seulement des outils aléatoires, ils comprenaient activement et exploitaient la physique et la probabilité pour influencer les résultats du jeu.

La découverte remet en question les hypothèses de longue date selon lesquelles la pensée mathématique formelle n’a émergé que bien plus tard dans l’histoire humaine, principalement au Moyen-Orient et en Europe. Au lieu de cela, elle suggère que les peuples autochtones d’Amérique développaient une compréhension sophistiquée de ces concepts des milliers d’années plus tôt.

Les jeux de hasard avec ces dés faisaient probablement partie de rituels culturels plus larges, de systèmes de paris et d’activités sociales, démontrant à quel point la vie sociale et intellectuelle des premières communautés amérindiennes était complexe.

Les dés eux-mêmes, fabriqués à partir d’astragales ou d’os de cheville, étaient un choix naturel pour les jeux de hasard car ils tombent naturellement sur l’un des quatre côtés. Cependant, la modification délibérée de ces os montre une transition de l’utilisation d’objets naturels vers la création d’outils de jeu intentionnellement conçus.

Cette recherche ajoute à un corpus croissant de preuves démontrant que les peuples autochtones des Amériques possédaient des connaissances scientifiques et mathématiques avancées bien avant le contact européen. Des systèmes calendaires complexes aux techniques agricoles sophistiquées, les anciennes cultures américaines étaient bien plus avancées que ce qui leur a souvent été attribué dans les récits historiques traditionnels.

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